Car actuellement, un vrai conflit passé sous silence demeure entre ceux qui souhaiteraient informer le grand public des découvertes et ceux qui appartiennent à l’ère obscurantiste. Pour ces derniers, la remise en question n’est pas d’actualité. Toutefois, plusieurs archéologues et historiens à travers le monde ont transpiré sur le mont Ararat ou recueilli les témoignages écrits, anciens ou récents. Voici quelques témoignages de ceux qui ont dans leurs écrits mentionné le sujet de l’Arche de Noé ou mené des expéditions. (Le Déluge eut lieu en 1656 (du calendrier hébraïque) soit en - 2105 (avant l’ère commune), soit il y a 4109 depuis l’année actuelle 5765.)

Retour vers le passé ; Dans des écrits anciens les iraniens appellent les Montagnes d’Ararat « Khouhi-Noukh », la Montagne de Noé. Epiphane de Salamine en - 400 (av. l’ère vulg.) écrit ; « Aujourd’hui encore, on montre les restes de l’Arche de Noé dans le pays des Kurdes ». Le chaldéen Bérose en - 275 (av. l’ère vulg.) écrit : « on dit que l’on voit encore les restes de l’Arche sur la montagne des Cordiens...certains ont rapporté de ce lieu des morceaux de bitume dont elle était enduite » ou que les habitants de la région de Caucase « grattaient le revêtement de bitume de l’Arche de Noé qu’ils avaient retrouvée pour s’en faire des contrepoisons et des talismans ». En - 30 (av. l’ère vulg.), l’égyptien Hiéronymus, auteur des « Antiquités Phéniciennes », mentionne l’Arche dans ses écrits. Dans les sources hébraïques, raby Yonathan ben Houziel atteste que l’Arche se trouve sur les monts Cardon. L’un de ces sommets porte le nom de Cardanya et l’autre Armanya, dans une région située au nord-ouest de l’Iran, entre la Turquie et le Kurdistan. Le « Targoum Onquélos », la traduction araméenne de la Bible, cite les montagnes de Cardou, faisant allusion au nom de Kurde ou Kurdistan. Des exégètes rappellent que la poutre de 50 coudées (environ 25 mètres) utilisée pour pendre Haman, lors de la fête de Pourim, provient de l’Arche. L’ami d’Hérode, Nicolas de Damas écrit : « ..dans la province de Miniade, une haute montagne nommée Baris, où dit-on plusieurs personnes se sauvèrent pendant le Déluge, et qu’une Arche...et dans laquelle aurait vécu un homme, a échoué... ». Jérôme et Théophile d’Antioche évoquent successivement les restes de l’Arche demeurée intacte sur l’Ararat. L’historien juif Flavius Joseph (Ier siècle) relate dans ses écrits, qu’il est notoire à son époque que les vestiges de l’Arche de Noé s’y trouvaient. Les arméniens, selon Flavius, ont nommé ce lieu « descente » ou « sortie ». Il note que le nom d’une ville proche de la montagne, Nakhchevan, veut dire en arménien « lieu d’accostage », et il ajoute : « ...car c’est là que l’Arche a touché terre ».

On note aussi, que le roi d’Adiabène Mounbaze donna à son fils Isitas la région de Céron où se trouvait l’Arche. En 330, le moine Jacob tente l’ascension de la célèbre montagne et en ramène un fragment qui sera conservé comme relique dans le monastère d’Etchmiadzine jusqu’en 1829, date de la destruction de ce monastère par un tremblement de terre. Le voyageur Benjamin de Tudèle du XIIème siècle écrit avoir entendu que des Arabes avaient transféré les restes de l’Arche dans un endroit de prière. On distingue aussi les témoignages écrits de l’évêque Epiphane de Constantinople, de Jean Chrysostome, de Faustus de Byzance, du roi byzantin Héraclius (VII ième siècle) qui aurait visité le site, de l’évêque Isidore de Séville, de Marco Polo, ou encore, ceux du roi d’Arménie Haithon, qui en 1245 témoignera de l’existence de l’Arche que l’on pouvait apercevoir lors des fontes des neiges.

C’est au début du XIXème siècle, prémices d’une ère moderne et de communication, et ce jusqu’à nos jours, que la dimension de ces récits, réels pour les uns et utopistes pour les autres, va encourager l’engouement et la fascination qu’ont certains hommes, style Indiana Jones, pour les récits bibliques et apporter des preuves grâce à des moyens techniques de plus en plus modernes. Mais c’est aussi à ce tournant de l’histoire que l’enjeu prend des proportions de type cataclysmique pour quelques théologiens et que des manipulations sont orchestrées pour cacher la réalité, par des politiques et par certains leaders de sectes. Car comme le dit l’adage ; si toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, nous vérifions ainsi que les forces obscures qui s’y opposent, rejettent bien la Providence divine, Dieu, le créateur de toute vie.

Quelques exemples ; Vers le début de ce siècle, l’explorateur Claudius James Rich, le Dr Freidrich Parrot et Haji Yearam entreprennent une expédition et témoignent de découvertes impressionnantes. En juillet 1840, suite à une éruption sur les flancs de l’Ararat les autorités turques envoient des équipes d’ouvriers. L’une d’elles découvre alors les restes d’un très grand navire dont la partie accessible était divisée en trois chambres. En 1856, trois savants britanniques font l’ascension de l’Ararat, ils tombent sur les vestiges d’un très grand navire bloqué dans les glaces, mais ils gardent le silence durant 62 ans. En 1918, un journal à grand tirage publia un récit évoquant le témoignage de l’un des trois savants britanniques corroborant les faits. En 1872, l’assyriologue anglais Smith découvre des traces écrites du récit du Déluge dans la littérature cunéiforme. En 1876, James Bryce, membre de la Société de Géographie Royale de Londres, fait l’ascension du Mont Ararat et aperçoit parmi des blocs de lave une pièce de bois d’environ 1 mètre de long et 20 cm d’épaisseur, visiblement taillée. En 1883, suite à une avalanche le gouvernement turc ordonne une enquête et fait appel à un glaciologue britannique nommé Gascoyne. Lors d’une excursion, l’explorateur observe les restes d’un antique vaisseau pris dans la glace. En 1887, l’archidiacre Nourri découvre les vestiges de l’Arche formée de poutres d’un rouge sombre d’un bois très épais. Il rendra compte de sa trouvaille au congrès du Parlement Mondial des Églises.

En août 1916, l’aviateur russe Vladimir Roskovitsky observe lors d’une mission de reconnaissance à la frontière turque un lac gelé sur le versant oriental du Grand-Ararat et reconnaît la carcasse d’un gigantesque navire. Le capitaine Koorbatoff survole à son tour la région et confirme les faits. Il fait rapport au tsar Nicolas II qui ordonne immédiatement une expédition terrestre. Celle-ci est dirigée par Roskowitsky et l’italien Angelo Palego, accompagnés de 150 hommes. En 1914, Arno Poebel publiera le récit du Déluge d’après des plaquettes de la littérature sumérienne trouvées dans la cité de Gilgamesh, premier roi d’Ourouk, une ville de la Base Mésopotamie. En 1943, le journal de l’armée américaine « Stars and Stripes » publie : deux pilotes de l’armée de l’air qui s’envolèrent d’Erivan, en Russie, pour se rendre en Tunisie, ont aperçu, en passant au-dessus de l’Ararat un grand bateau à moitié immergé dans un petit lac à très haute altitude. Vers la même époque, le major Jasper Maskelyn, chef des services soviétiques de camouflage, cite les exploits de l’un de ses hommes qui a repéré les décombres d’un antique navire sur l’Ararat. En 1952, suite aux témoignages d’un arménien nommé Alin, l’alpiniste français Fernand Navarra entreprend sa première expédition et scrute les flancs de la montagne Ararat. En juillet 1953, Navarra et son camarade Seker trouvent une étrange masse sombre. Ils parviennent à s’en approcher d’une centaine de mètres et prennent des photos. De retour, Navarra fait des conférences au Palais de Chaillot à Paris, suite à quoi, le visa d’entrée dans la zone militaire de l’Ararat lui sera refusé par les turcs. En 1955, au péril de sa vie Navarra découvre finalement des morceaux de poutres en bois sculpté. Il procède à plusieurs analyses scientifiques au carbone 14 dans différents laboratoires européens, qui le date de 3,000 à 5,000 ans, précisément l’époque du Déluge selon la science et selon la Bible. Il publia un compte-rendu de ses premières découvertes dans un volume intitulé « J’ai touché l’Arche de Noé » paru en 1956. Le 31 Juillet 1969, avec l’équipe américaine SEARCH, Navarra découvrit à nouveau du bois provenant de l’Arche. En 1974, Harold Cumming publia une photographie prise par un satellite de la Technologie des Ressources Terrestres (ERTS), à 720 kilomètres au-dessus du mont Ararat. Le cliché montrait un objet non identifié sur le flanc de la montagne. D’après l’ancien sénateur Franck Moss, qui était à cette époque président du comité sénatorial pour les questions spatiales, l’objet « avait sensiblement la taille et la forme de l’Arche de Noé ».

Au XXème siècle, on distingue aussi les travaux ou témoignages publiés de l’archéologue Hardwidke Knignht, de Ray Lubeck, de Ed Davis, du pilote Vince Will, du colonel Walter D. Hunter, de David Duckworth, du photographe William Todd, de Charlie Mc Callen, et de l’alpiniste James Corbin l’auteur de « les Explorateurs de l’Ararat ». Selon certaines rumeurs, une photo du lieu prise par les services de la C.I.A. en 1943, aurait à ce jour disparu. Il existe à ce jour plusieurs sites Internet consacrés aux recherches sur l’Arche de Noé, ainsi que de nombreux ouvrages. Bien sûr, cette enquête n’est pas exhaustive, car les récits sont abondants et l’essentiel est ailleurs.

A la lumière de cette enquête, malgré les montagnes de preuves, il en ressort que la Transmission de père en fils, constante et sans faille au sein du peuple juif, l’emporte sans aucune mesure sur le scepticisme des uns et la mauvaise foi, ou encore sur les dogmes et les idoles faits de bois et de pierres précieuses, comme il est écrit ; « Moïse reçu la Torah du Sinaï et la transmit à Josué, qui l’a transmit aux Anciens, qui l’ont transmit à tout le peuple etc. », jusqu’à nos jours. Car celle-ci confère la véracité des faits gravée dans le plus profond de l’être. Les preuves historiques sont secondaires. Il est sûrement temps, pour la liberté de l’humanité, que les hommes et les femmes apprennent à croire en Dieu sans qu’aucunes preuves ne puissent être la condition préalable, serait ce voir et toucher l’Arche de Noé, et ainsi sortir de « l’exil psychique » que certains tentent de leur imposer de tout temps. Car le Dieu Unique est le même pour tous, il est le Maître de notre destiné commune. A nous de lui laisser une place afin d’y résider.

Meïr ben David Tangi

Sources: Hebraica.org - Voxdei