L’armée birmane campe autour des villages et attaque par surprise les villageois désarmés. Les soldats brûlent les maisons, les réserves d’aliments, envoient en camp de travaux forcés ceux qui sont faits prisonniers quand ils ne les tuent pas. Un survivant raconte comment les soldats se sont emparés d’une famille tuant en premier les parents devant leur fille âgée de neuf ans. Et pour être sûr que les fuyards ne reviennent pas, les soldats placent autour des villages des mines antipersonnel. Les survivants se réfugient dans la jungle, sans abri, sans nourriture, sans médicament.



Ce type de campagne d’extermination ethnique et religieuse dure depuis quelques années. Depuis 1996, dans l'est de la Birmanie, plus de 2500 villages ont été rayés de la carte. 365 000 civils ont été délocalisés et au moins 260 000 civils sont bloqués dans la jungle. Une autre ethnie, des Chin, subie le même traitement. Là encore c’est une ethnie à majorité chrétienne. Pour comble de barbarie, des femmes sont enlevées et mariées de force avec des hommes appartenant à des ethnies et à des religions différentes de la leur.



Enfin, le transport et l’impression de Bibles traduites dans les langues vernaculaires, parlées par les minorités ethniques, sont illégaux.



Les cinq autres ethnies, présentes en Birmanie, sont bouddhistes et ne subissent aucune persécution. 89% des Birmans sont bouddhistes, 4 % sont chrétiens, 4 % sont musulmans, 1 % sont animistes et 2 % sont sans religion.



Le 16 mai, à Londres, un mouvement de soutien en faveur de l’ethnie des Karen se tiendra de 12h30 à 14 h, à Charles Street. La communauté Karen demeurant en Grande-Bretagne, défilera en costume traditionnel en l’honneur des leurs qui subissent la persécution.


Repères historiques