Vendredi, l’aviation israélienne a visé le quartier général du Hezbollah au sud de Beyrouth. Juste après cette attaque, le chef du mouvement chiite libanais, a pris la parole à la télévision de son parti, al-Mana. Dans son allocution, il menace de renouveler ses tirs vers Haïfa, la troisième ville de l’Etat Hébreu. Depuis le début des hostilités, le Hezbollah a déjà lancé plus de 300 tirs de roquettes en Israël. De plus, le chef du parti de Dieu a insinué que ses combattants peuvent aller bien « au-delà » à l’intérieur du pays. Pour lui, le conflit dépasse maintenant le sort des deux soldats israéliens enlevés par son mouvement chiite le 12 juillet. L’échange de prisonnier n’est plus à l’ordre du jour.

De son côté, Israël poursuit ses raids aériens sur l’Est, le Sud et le Nord du Liban, prenant pour cible des réservoirs de carburants, des stations de gaz, vingt et un ponts ont été détruits et l'aéroport de Beyrouth a été bombardé. Israël a formé un blocus maritime au Liban. Le ministre de l’immigration israélien a déclaré ce matin, qu’il faut « liquider » le chef du mouvement chiite libanais. Le 14 juillet, Ehud Olmert a posé trois conditions au cessez-le-feu : la libération des deux soldats israéliens, l’arrêt des tirs de roquettes et le désarmement du Hezbollah par application d’une résolution de l’ONU.

Le conseil de sécurité s’est réuni vendredi à la demande du gouvernement libanais en présence du représentant israélien et des responsables de l’ONU. Le représentant libanais a rappelé que « depuis plus d'un an le Liban s'efforçait de regagner son indépendance et de reconstruire ses institutions. » Le Sud-Liban est sous le contrôle militaire du Hezbollah, qui dispose d’une représentation au parlement et au gouvernement. Le représentant israélien a déclaré que les tirs de roquettes du Hezbollah étaient financés par la Syrie et l’Iran. Et il a cité les propos du ministre des Télécommunications du Liban : « Damas donne les ordres, l’Iran fournit l’équipement, Israël réagit et le Liban est la victime. » Cette réunion s'est terminée sans demande de cessez-le-feu.

Deux soldats israéliens enlevés par le Hezbollah

(Avec l'ONU)