Le bouddhisme en France
par Rédaction | jeudi 3 août 2006 | article lu 1211 fois
Le Figaro essaie de dresser l'état du bouddhisme en France. Le bouddhisme pourrait se situer à égalité avec le judaïsme : autour de 600 000 fidèles, même si le ministère de l'Intérieur penche pour 450 000 pratiquants.
Fabrice Midal hasarde une estimation de 5 millions de sympathisants, de 400 000 à 500 000 fidèles d'origine asiatique et de 200 000 Français de souche, plus ou moins pratiquants. De son côté, l'Union bouddhiste de France estime que les Français convertis sont deux fois plus nombreux. Frédéric Lenoir, universitaire et auteur en 1999 d'une étude sur le bouddhisme en France, affirme quant à lui que depuis 10 ans, le nombre de convertis n'a pas réellement évolué et se situe autour de 150 000.
Rappels sur le bouddhisme : sa doctrine enseigne l’agnosticisme : l’existence d’une Cause première est insoluble et oiseuse. La croyance à la métempsychose est prépondérante (renaissance perpétuelle dans les êtres mérités par leur vie passée, sauf pour les bouddha). Il y a ainsi un pessimisme provenant du fait que l’existence est un mal puisque le bonheur est au Nirvâna, qui est mal défini. Le Nirvâna n’est ni un lieu, ni un état, c’est la non-existence, l’identification de l’âme individuelle et de l’âme universelle, la délivrance de la transmigration, de la douleur, sans amour et sans vie : c’est au sens étymologique l’extinction (c’est le contraire de la Béatitude chrétienne où l’homme exerce toutes ses facultés). Par conséquent, la morale préconise la pratique du renoncement car le désir est la source de la douleur : il s’agit donc de s’en débarrasser. Ainsi la morale ne peut être active et pratique. Il n’y a donc pas de charité. En effet, le bien et le mal sont une impression personnelle. Ainsi, le mal est l’existence d’un désir (vivre par exemple) et le bien la privation des besoins légitimes. Notons que la réincarnation est un mal dont le bouddhiste veut se libérer (alors que l’occident le perçoit plutôt comme un bien qui est un moyen pour se libérer). Pour le bouddhisme, la personne humaine n’a pas d’existence propre, car toute multiplicité est illusion. Si le Bouddhisme a tant de succès de nos jours, c’est parce qu’il propose à l’homme de supprimer la douleur, à la différence du christianisme qui ne la supprime pas mais lui donne un sens.
Michel Janva
Source: chrétienneté.info/Le salon Beige.
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