"C'est tellement facile de haïr en Palestine. Ce sentiment est devenu une norme. Moi-même je suis tenté, mais je refuse de me laisser prendre dans cette ambiance. Si je laisse une pensée de haine m'envahir et ne la dépose pas devant la croix de Jésus-Christ, je deviendrais l'otage de ce mauvais sentiment. Alors j'essaie de me mettre à la place des Juifs. Une leçon bien difficile pour moi, qui suis un Arabe et qui naturellement ressent de la sympathie pour les Libanais et pour les habitants de Gaza. Mais je veux partager la peine des Juifs, parce que c'est un peuple aimé de Dieu, tout comme je le suis et comme ma nation l'est aussi. Je veux porter la douleur de ceux que le monde voit comme mes ennemis.

L'Eglise ne doit pas se laisser infecter par les mêmes divisions qui affectent les pays. Elle est un agent de la grâce de Dieu et doit dépasser les tensions qui affectent les peuples. Bien que cela soit parfois une source de souffrance, nous, chrétiens, devons nous appliquer à vivre comme Jésus-Christ, particulièrement quand on habite dans une zone ravagée par la guerre."

Source: Portes Ouvertes