Le 5 septembre 2006, le Mount Sinai, centre hospitalier de New York a rendu publique les résultats de son enquête épidémiologique. Le constat est sans appel pour le directeur adjoint de l’hôpital « Il ne peut plus y avoir le moindre doute sur les effets sur la santé de la destruction du World Trade Center. Nos patients auront besoin de soins jusqu'à la fin de leur vie. »

Les ouvriers, les pompiers, tous les bénévoles ont travaillé au milieu de 1,8 million de tonnes de débris qui renfermaient 450 000 tonnes d’amiante, de dioxine, du plomb, du mercure et des gaz dangereux. Ces produits toxiques ont été respirés à haute dose par les ouvriers mais aussi par les habitants du Sud de Manhattan. Dans un sondage effectué en avril dernier au centre de santé qui a ouvert après l’effondrement des tours jumelles, sur 71 437 personnes plus de la moitié des sondés ont affirmé souffrir de troubles respiratoires depuis 5 ans. Ces troubles qui se manifestent par des sinusites et des toux ont été surnommés « toux du World Trade Center ».

8000 ouvriers et résidants du Sud de Manhattan se sont unis pour porter plainte contre la ville de New York et les entrepreneurs qui ne les ont pas prévenus des dangers toxiques. La municipalité de New York a attendu 5 ans avant de publier des recommandations destinées aux médecins pour qu’ils diagnostiquent « les toux du World Trade Center ». Le 14 août 2006, l’Etat de New York a adopté trois lois augmentant la couverture sociale des travailleurs de Ground Zéro. Après 5 ans de déni, l'administration Bush a fini par admettre ce que tout le monde savait déjà. Pour la première fois en octobre 2006, le budget fédéral inclura 52 millions de dollars pour le traitement des malades.

Mercredi 13 septembre la chaîne de télévision franco-allemande ARTE diffusera à 21h35 un documentaire: Les contaminées du 11-Septembre.