L'exécution est prévue pour le jeudi 21 septembre. Environ 4.000 policiers seront déployés. "Tous les fonctionnaires de la police sont en alerte et s’il se produit des actes non souhaités ou des actes tendant à l’anarchie, la police n’hésitera pas à prendre des mesures répressives", a mis en garde le commissaire Badroddin Haiti, chef de la police de la province de Sulawesi (Célèbes) Centre.

Un gardien de la prison de Petobo, où sont détenus les trois hommes, a indiqué sous couvert de l’anonymat qu’ils avaient été placés en cellule d’isolement après la visite lundi du procureur général de la province.

Tibo, da Silva et Riwu, trois paysans pauvres, nient catégoriquement avoir dirigé une milice près de la ville de Poso. Des experts et ONG indépendants doutent que les condamnés aient été les cerveaux de massacres, allant jusqu’à parler de boucs-émissaires. Certains affirment même qu’ils sont innocents. Amnesty International a dit "craindre que ces trois hommes n’aient pas bénéficié d’un procès équitable" en 2001. Le fils de Fabianus Tibo, accompagné d’un prêtre et de Roy Rening, l’avocat des trois hommes, a effectué mardi une visite à la prison. "Tibo et ses amis continuent de s’insurger contre leurs exécutions car ils n’ont pas perpétré les violences de Poso", a une nouvelle fois répété l’avocat. Une partie des intellectuels et des médias indonésiens, le clergé, l’Union européenne et même des responsables musulmans ont demandé un sursis pour les "trois de Poso", mais sans succès.

Ces exécutions programmées que les musulmans extrémistes considèrent comme une question de principe ont divisé les chrétiens et les musulmans indonésiens. Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono fait à cet égard face à une opinion publique à 90% musulmane, très en faveur de la peine de mort, tandis que les chrétiens ne représentent que 5% des Indonésiens.

En anglais: Indonesian Christians to be Executed Thursday

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