...qui avait récemment déclaré que « le monde est plus sûr parce que Saddam Hussein n’est plus au pouvoir » et présenté la guerre en Irak comme « le front principal de la guerre contre le terrorisme ».

L'Administration a tenté de minimiser l’impact de ces révélations, affirmant également qu’elle n’avait aucune intention de modifier sa stratégie en matière de lutte antiterroriste. La Maison-Blanche a souligné que ces révélations « n’étaient pas représentatives de l’ensemble du document ».

Dans son édition du 24 Septembre, le New York Times a jeté le pavé dans la mare en citant des responsables anonymes ayant lu le document. Le journal écrit que « le rapport conclut que le mouvement islamiste radical s'est élargi du noyau d'Al Qaïda et des groupes qui lui sont affiliés vers une nouvelle sorte de cellules 'auto-engendrées' qui s'inspirent de la direction d'Al Qaïda mais n'ont aucun lien direct avec Oussama ben Laden ou ses principaux lieutenants ». Le Washington Post a confirmé les informations de son concurrent, citant un responsable non identifié des services secrets selon lequel « il s’agit d’une analyse très franche » de la situation, qui « énonce des évidences ».

Ce rapport, intitulé « Tendances du terrorisme mondial : implications pour les États-Unis », est le produit des analyses de l’ensemble des 16 agences de renseignements du gouvernement américain. Le rapport ne contient aucune indication quant à la probabilité d’éventuelles nouvelles actions terroristes sur le sol américain, mais souligne que la menace générale que fait courir le terrorisme s’est accrue depuis le 11 septembre 2001.

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