Mexique: deux cow-boys évangélisent du haut de leurs montures !
par Sylvain Prigent | vendredi 1 décembre 2006 | article lu 996 fois
Andy Hill et Chip Sugar l’ont bien compris : dressage hippique et message biblique font bon ménage au Mexique ! Ces deux missionnaires d’un genre un peu particulier ont troqué le traditionnel sermon pour un numéro de rodéo…
Tout a commencé en 2002, lorsque Andy Hill, un pasteur d’IMB (International Mission Board) forme le projet d’évangéliser les cow-boys mexicains et décide de s’installer avec sa famille non loin de Mexico dans la ville frontalière d’Agua Prieta. Très vite le missionnaire constate que l’indifférence des églises locales à l’égard de ces Vaqueros masque un véritable antagonisme culturel. « Les chrétiens considèrent qu’au moment de la conversion, un vaquero doit se séparer de ses anciens amis, de sa passion pour les chevaux et tout ce qui s’y rattache » explique Andy Hill qui ne cache pas son désaccord vis à vis d’une position aussi radicale. Assimilant ce type de raisonnement à une véritable perte identitaire jugée inacceptable, le prédicateur rejette l’idée d’une quelconque incompatibilité entre le message de l’évangile et le mode de vie des Vaqueros. Hill est persuadé que la conversion change le cœur de l’homme mais n’implique pas nécessairement un déracinement culturel. Fort de cette idée le missionnaire a donc fondé une église destinée à accueillir les croyants issus de la communauté des Vaqueros dans le respect de leur tradition.
Ce projet n’aurait certainement jamais abouti sans l’aide précieuse de Chip Sugar, un cow-boy originaire du Texas pour qui le dressage des chevaux n’a plus de secret. Les deux hommes ont parcouru la région, organisant ici et là des réunions tout à fait spectaculaires : sous les yeux ébahis de nombreux curieux Chip Sugar démontre dans un premier temps ses talents de dresseur en gagnant la confiance d’un cheval sauvage qu’il finit par chevaucher sous les applaudissements d’une foule admirative. Il ouvre ensuite la bible et souligne la nécessité de placer toute sa foi en Jésus, lui seul capable de chasser nos peurs et angoisses. Au-delà d’une simple analogie ce message symbolique du « divin dresseur » revêt une dimension toute particulière au Mexique où la culture des cow-boys est profondément ancrée dans la société.
Le pasteur Andy Hill dont l’église compte désormais une trentaine de vaqueros croit fermement que ce type de communauté chrétienne est appelé à se généraliser à Mexico et aux alentours… Nos deux cow-boys missionnaires n’ont pas encore dit leur dernier mot !
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par Sylvain Prigent | Eglises d'ici et d'ailleurs |
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Le vendredi 1 décembre 2006 à 22:10, par patrice64 :: #
Le vendredi 15 décembre 2006 à 11:34, par Laurent :: site :: #
Le jeudi 21 décembre 2006 à 01:35, par vertigneul :: #
Le lundi 10 décembre 2007 à 20:42, par daniel :: #