« L'Eglise n'est pas immuable », a répondu Hummes au célèbre journal brésilien « Estado de São Paolo ». Certains apôtres auraient même été mariés : « L'Eglise peut réfléchir une fois encore à cette question », a déclaré le cardinal, qui passe pour un proche confident de Benoît XVI. « L'Eglise évolue », titrait le journal turinois La Stampa le 4 décembre dernier. A la mi-novembre déjà, le Saint Siège avait délibéré de ce sujet controversé à l'occasion d'une rencontre du Pape avec la tête de la Curie romaine. Toutefois, le Vatican avait alors signalé qu'il ne fallait pas attendre de changement rapide. C'est avant tout le cas de l'archevêque africain excommunié Emmanuel Milingo qui avait déclenché les discussions. Cet homme âgé de 76 ans s'était marié il y a plusieurs années dans une cérémonie de masse de la secte Moon. Aux Etats-Unis, il a il y a peu ordonné évêques des hommes mariés, échauffant à nouveau le débat.

Le célibat signifie le choix de ne pas se marier pour des motifs religieux. Cette obligation, qui ne fait pas partie de l'essence de la prêtrise, commence avec l'ordination au diaconat. Le célibat a été motivé par l'importance de la chasteté et de la virginité, tout comme par la fonction de service des ecclésiastiques.

La règle du célibat ne se déduit pas de la Bible, même si le Nouveau Testament y fait référence dans plusieurs citations. Le Concile Vatican II a constaté le caractère obligatoire du célibat, qui existe en tant que loi de l'Eglise catholique romaine depuis 1139, au plus fort de la Querelle des Investitures. Une dispense de cette règle ne peut être accordée que par le Pape, car la destitution de l'état ecclésiastique lui est inséparablement liée.

(ProtestInfo/APD)