L'équipe de l'université McGill a utilisé une méthode novatrice de congélation, la vitrification, qui empêche la formation de cristaux de glace pouvant endommager les ovules et qui permet de les conserver pendant une vingtaine d'années.

"On s'est longuement interrogés mon conjoint et moi, sur le sens de ce don. Cet enfant qui va peut être naître sera-t-il le mien ou celui de ma fille ?" Finalement Mélanie Boivin et son compagnon ont décidé de "faire ce geste". Il appartiendra ensuite à Flavie de décider si elle veut utiliser ces ovules, explique Mélanie.

Margaret Sommerville qui dirige le Centre de médecine, d'éthique et de droit de l'Université McGill s'interroge : "quels sont les droits d'un enfant à ne pas venir au monde de cette façon ?". Elle ajoute "un nombre croissant de documents laissaient entendre que plusieurs enfants nés grâce à la procréatique ne partageraient pas les motifs ayant mené à leur naissance".

genethique.org/Le Quotidien du Médecin (Renée Carton)/ Lci.fr