Ces deux candidats, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, « bonnet rose et rose bonnet » sont des « représentants officiels des partis et des politiques qui en 30 ans ont amené la France (...) au bord du gouffre » a affirmé le président du FN. « J'invite les électeurs qui m'ont fait confiance à n'accorder leurs suffrages ni à Mme Royal ni à M. Sarkozy et à s'abstenir massivement, se réservant pour le premier tour des élections législatives les 10 et 17 juin prochains », pour y prendre « une légitime revanche » a déclaré Jean-Marie Le Pen sur la place de l’Opéra à Paris devant plus de 4000 personnes.

Le candidat du FN a exprimé sa déception d’être arrivé seulement en quatrième position lors du premier tour le 22 avril avec 10,4 % des suffrages. Il a expliqué qu’il serait « illusoire et dangereux de voter pour la candidate socialiste pour se venger du hold-up réalisé sur notre programme par Nicolas Sarkozy. » « Mais il serait aussi insensé d'apporter notre suffrage à un candidat qui continue de nous considérer comme des extrémistes et de refuser de permettre par la proportionnelle à nos millions d'électeurs d'être représentés à l'assemblée nationale, qui, comme la gauche, refuse de nous considérer comme des républicains » a-t-il commenté.