Paul Reys, numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie, a lancé cet appel dans un communiqué de presse publié jeudi par l’agence Anncol, « les Farc répètent à nouveau au président Nicolas Sarkozy et au peuple français leur engagement formel à parvenir à un échange de prisonniers pour lequel la démilitarisation des municipalités de Florida et de Pradera (sud-ouest) est indispensable. »

Le 18 mai, le président colombien s’était déclaré favorable à une action militaire pour libérer les prisonniers. « Ici, il n'y aura pas de petits jeux avec ces bandits des Farc, ici, il n'y a pas de zone démilitarisée », a-t-il averti. Selon les Farc, le président colombien est un « ennemi acharné des échanges » et ils comptent sur les bons offices de Nicolas Sarkozy pour procéder à des échanges de prisonniers. Les Farc, en échange de 56 prisonniers, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, réclament la libération de 500 de leurs hommes incarcérés.