L'utilisation d'un édifice comme lieu de culte doit également faire l'objet d'une demande explicite. Les autorités s'estiment en droit de refuser une autorisation si elles considèrent qu'il y a « danger pour la sauvegarde de l'opinion publique ». Les rencontres religieuses spontanées en dehors des lieux de culte sont interdites.

Selon divers médias français, la nouvelle loi a pour cible principale les groupes chrétiens évangéliques, actifs en Algérie depuis quelques années.

La loi de 2006 prévoit jusqu'à 5 ans de prison ferme et des amendes pouvant aller jusqu'à 10.000 euros, pour tous ceux qui chercheraient à convertir un musulman à une autre religion. Ces mêmes peines sont également encourues par tous ceux qui « fabriqueraient, entreposeraient ou distribueraient du matériel imprimé, des publications audiovisuelles ou tout autre support ou moyen visant à affaiblir la foi musulmane ».

L'archevêque catholique d'Alger, Mgr Henri Teissier, estime que le caractère répressif de la loi ne correspond pas à la situation du pays qui pratique de fait une politique de liberté d'expression et de réunion clairement supérieure à celle d'autres pays arabes musulmans, et qui continue d'être garantie dans la nouvelle loi.

L'Algérie compte moins de 10.000 catholiques pour une population de 33 millions d'habitants à très grande majorité musulmane.

Source: zenit/eemni