Les Farc ont annoncé le décès des 11 députés tenus en otage depuis cinq ans dans un communiqué transmis par l’agence ANNACOL. Ils expliquent qu’un « groupe militaire qui ne s’est pas identifié » a ouvert le feu sur leur campement et que les députés ont été victimes de « tirs croisés». L’armée colombienne déclare n’avoir mené aucune opération militaire pour libérer des otages.

Les Farc n’ont pas donné le nom des députés, mais ils précisent qu’ils appartenaient à la province colombienne de la Valle del Cauca. La députée, Franco-colombienne, Ingrid Betancourt ne ferait donc pas partie des victimes. Les Farc ont assuré aux familles des victimes qu’ils feraient tout leur possible pour qu’ils puissent récupérer les corps des députés et ils affirment que « cette tragédie » est due « à l’intransigeance du président Uribe. »

Les onze députés faisaient partie des 56 otages (dont Ingrid Betancourt et trois américains) que les Farc voulaient échanger contre 500 de leurs hommes. Le ministère français des Affaires étrangères a immédiatement exprimé sa désapprobation et a affirmé que « l’usage de la force pour libérer les otages doit être absolument proscrit. »