Actuellement, la messe en latin est déjà célébrée régulièrement à Fribourg, Bulle, Lausanne, Genève et Neuchâtel, à la satisfaction des fidèles qui s’y rendent. Cet événement a été qualifié par Mgr Norbert Brunner, évêque du diocèse de Sion, de « premier pas vers la réconciliation avec les traditionnalistes », soit avec la Fraternité sacerdotale Saint Pie X d’Ecône adepte de Mgr Lefebvre.

Pour la Conférence des évêques suisses, ce document du Saint-Père répond aux efforts de l’Eglise pour permettre à tous ceux qui le désirent vraiment de rester dans l’unité ou de la retrouver. Benoît XVI distingue ainsi la messe en latin comme la forme extraordinaire, et la messe réformée, en vigueur depuis 1970, comme la forme ordinaire d’un même rite. La Conférence des évêques suisses se penchera sur les effets pratiques de cette décision pour la Suisse lors de son assemblée d’automne du 10 au 12 septembre prochains. Les dispositions juridiques relatives aux possibilités d’exécuter en paroisse la messe en latin, « si un groupe stable de fidèles attachés à la liturgie ancienne le demandent », entreront en vigueur le 14 septembre prochain. En cas de refus, les fidèles pourront s’adresser à l’évêque et à Rome.

(ProtestInfo/S. Fr/Com.)