Ses dirigeants tentent de renégocier sa dette avec ses créanciers en leur proposant un réglement partiel : « Si ces derniers ne devaient pas se contenter de l'offre, Pink TV n'aura d'autre choix que de déposer le bilan. »

Selon Villagegay.com, la chaîne est endettée à hauteur de 4,5 millions d'euros. L'appel au secours lancé par le président de la chaine, Pascal Houzelot, a échoué. Parmi les actionnaires-fondateurs, il ne resterait plus que Canal +, Connection et Pascal Houzelot lui-même. Aucun autre co-fondateur ne souhaiterait injecter des capitaux dans l'affaire.

En attendant, Pink TV réduit la voilure : ses ambitions ou ses moyens se limiteront à la rentrée à « deux heures de rediffusion de programmes en clair, de 22 heures à minuit, et à des films pour adultes, de minuit à cinq heures du matin ». Le reste de la journée, écran vide. La chaîne, qui revendique environ 110.000 abonnés, ne compte plus que 4 salariés (dont son président).

Alors que des rumeurs prêtent à Canal + l'intention de créer une nouvelle chaine thématique gay, « peut-être sur la dépouille de Pink TV », qui voudra bien constater que la montée en puissance des revendications gay n'est pas un phénomène de société, ni même une réalité sociale significative, mais une baudruche idéologique?

cpdh/le figaro