D'ailleurs, un des suspects arrêtés après le drame a avoué qu'il projetait également d'assassiner le pasteur d'Izmit, une déclaration qui avait été publiée dans la presse. Cet été encore, d'autres articles désignaient le pasteur comme prochaine victime d'une bande de criminels arrêtés par la police. Toujours pendant l'été, un groupe de jeunes s'en est pris au bâtiment de cette église en lançant des oeufs sur la façade.

Et lundi, un homme a été surpris par les caméras en train de mettre le feu au bâtiment de l'église d'Izmit et de tirer des coups de feu. C'était la nuit, vers 3 heures du matin. Interpellé, il a déclaré qu'il était « perturbé par ce qu'il avait lu et entendu sur cette église et qu'il avait créé cette mise en scène pour alerter l'opinion publique ».

Ces exemples illustrent bien les pressions subies par la petite minorité chrétienne de Turquie. Une situation que dénonce l'Alliance protestante turque dans un communiqué publié le 1er septembre : « Ces dernières années, le nombre de menaces envers les communautés et les attaques de bâtiments d'églises atteint des records. »

Le document met également en avant la responsabilité des médias :« la communauté protestante est affectée par la campagne de désinformation méprisante des médias qui montrent les chrétiens - et spécialement ceux qui se sont convertis - comme des cibles potentielles. » Le rapport conclut par un appel à l'Etat qui « doit garantir la liberté de religion et la sécurité des personnes et des biens ».

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