Plus de cinquante personnes ont été blessées par l'explosion.

Nicolas Sarkozy a condamné "avec la plus grande fermeté" cet attentat. Il demande que "la lumière soit faite sur les circonstances de cet odieux assassinat et que les auteurs (...) soient traduits en justice" et réaffirme son "attachement à la stabilité, à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité du Liban". "Le décès de M. Antoine Ghanem, qui était aussi citoyen français, me touche d'autant plus que je l'avais accueilli à La Celle Saint-Cloud".

De leur côté, les Etats-Unis ont clairement mis en cause la Syrie : "Depuis octobre 2004, il y a une constante dans les assassinats et les tentatives d'assassinats politiques destinés à intimider ceux qui oeuvrent courageusement à un Liban souverain et démocratique. Les victimes de ces lâches attentats ont été de manière constante ceux qui ont cherché publiquement à mettre fin aux ingérences de la Syrie dans les affaires intérieures du Liban".

Le fait que cet attentat soit survenu au moment où le Liban s'apprête à élire un nouveau président n'est pas une coïncidence. Le mandat de ce dernier expire le 25 novembre. L'attentat survient six jours avant la date prévue de la réunion du Parlement libanais pour élire un nouveau président de la République.

L'ancien président libanais Amin Gemayel, qui dirige le parti Kataëb et dont le fils, ministre et député Pierre Gemayel, avait été assassiné en novembre a déclaré : "C'est la question de la survie de ce pays et de la démocratie dans le pays qui est en jeu pour le moment."

Michel Janva chretienté info