...tant dans les pays producteurs que dans les pays consommateurs » a-t-il déclaré en ce deuxième jour du débat général à New York.

« Ce trafic a des effets néfastes sur les structures économiques, sociales et politiques des petits Etats comme le nôtre et fait peser une grave menace sur leur souveraineté et leur sécurité », a-t-il expliqué. Soulignant qu'Haïti et la République dominicaine avaient « la ferme volonté d'aider les Etats-Unis et le Canada à éliminer la drogue qui arrive sur leur sol en prenant » son territoire comme « lieu de transit », René Préval a estimé qu'un « pas de géant » pourrait être fait si les Etats-Unis mobilisaient suffisamment de moyens dans le cadre d'un accord de 1997 sur le trafic illicite par mer de la drogue. Il a souhaité une assistance dans la mise en oeuvre de la Déclaration du Sommet régional sur la drogue, la sécurité et la coopération qui a eu lieu à son initiative en République dominicaine, le 16 mars dernier.

Le président haïtien a rappelé son souhait de voir « la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti se réinventer pour que ses chars d'assaut et ses mitraillettes se transforment en bulldozers affectés à rebâtir les routes, en charrues et en houes pour aider nos paysans à rebâtir leur capacité productive ». « Tout le monde m'explique, sans arriver à me le faire comprendre, que cela n'est pas possible, que l'argent des chars et des mitraillettes ne peut servir à faire du développement, à créer du bonheur », a-t-il déploré.

source : ONU