Cette charge est d’autant plus grave qu’une loi est actuellement débattue devant le parlement. Elle rendrait la peine de mort inévitable pour toute personne reconnue coupable d’apostasie (le fait de sortir de l’islam).

On craint que les autorités iraniennes ne cherchent à faire de leur cas un exemple. Selon leur avocat, les deux chrétiens ont été accusés sur la base des confessions faites lors des interrogatoires menés par la police. Leur procès devrait commencer dans les prochaines semaines. Leurs proches ont tenté de les faire libérer sous caution, mais sans succès. Depuis plusieurs mois, les arrestations de chrétiens d’origine musulmane se sont multipliées en Iran. En août, nous avons eu connaissance de cinq autres arrestations, survenues dans trois villes iraniennes.

Le 21 août, Ramtin Soodmand, a été arrêté dans la capitale, à Téhéran, où il s’est rendu suite à plusieurs convocations du Ministère de l’Information. Lorsque son épouse s’est présentée pour lui rendre visite, on lui a annoncé : « Ton mari va rester en prison pour longtemps ». Le père de Ramtin, Hossein Soodmand, pasteur d’une Assemblée de Dieu a été le dernier chrétien d’origine musulmane exécuté par l’Etat iranien pour apostasie. C’était en 1990. A la mi-août, un autre chrétien, Iman Rashidi était arrêté à Mashhad (est du pays). Le 9 août, Shahin Zanboori, membre de la communauté kurde d’Iran a aussi été interpellé à Arak (ouest du pays) alors qu’il parlait de sa foi en Jésus. Il a finalement été libéré un mois plus tard, après avoir été torturé. Il risque d’être accusé d’espionnage pour le compte d’une puissance étrangère. Le 8 août, un couple de chrétiens, Darioush et Shirin, ont également été arrêtés à Kerman (sud-est de l’Iran).

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