Dans l'introduction du rapport, l'Acat nous rappelle la définition de la torture selon les Nations Unies: le fait d’infliger une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales ; l’intentionnalité de l’acte ; la recherche d’un but spécifique par son auteur ; l’intervention d’un agent représentant l’État à titre officiel ou de toute personne agissant avec son consentement exprès ou tacite.

« On peut raisonnablement estimer que plus de la moitié des États membres de l’ONU recourent à la torture. Endémique dans un grand nombre de pays, elle s’y exerce sur un mode régulier. Les régimes totalitaires, les dictatures et de nombreux régimes islamiques, mais aussi les pays marqués par la fragilité et la violence politique ou ceux qui sont confrontés à des rébellions intérieures l’utilisent de façon plus systématique et meurtrière», explique l’organisation non gouvernementale qui existe depuis 1974.

La torture est couramment employée par les forces de l’ordre en Afrique, mais également au Brésil où des jeunes des bidonvilles sont pris à parti par la police et parfois jusqu’à l’assassinat. L’ONG précise que l’Occident n’est malheureusement pas épargné : Sur les 47 États membres du Conseil de l’Europe, 28 ont ainsi été condamnés par la Cour européenne des droits de l’homme pour des violences ou des brutalités policières. Plus particulièrement pour la France, l’ACAT dénonce la surpopulation carcérale et sa « politique pénale privilégiant l'adoption de lois répressives ».

En ce qui concerne les victimes, le rapport montre bien que ce sont toujours les mêmes types de personnes qui sont concernés : « Les États s’attaquent toujours aux mêmes victimes. Les premiers visés sont les militants des droits de l’homme, journalistes, syndicalistes, minorités ethniques ou religieuses, migrants, détenus, soldats, déserteurs. »

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